voyage en seine-maritime

g s’est rendu en Seine-Maritime, l’occasion de visiter quelques hauts lieux du patrimoine français.

 

1 | Château Gaillard aux Andelys (27), XIIème siècle, Château et parcelles classés MH en 1862, 1926, 1927 et 1928

Forteresse médiévale au cœur de la lutte entre rois de France et rois d’Angleterre, installée sur un éperon rocheux dominant la Seine,  organisée en plusieurs volumes afin de présenter de nombreux obstacles à son invasion qui intervint tout de même sous la houlette de Philippe Auguste.

 

2 | Abbaye de Jumièges (76), VII-XIIIèmes siècles, Classée MH en 1918, 1921 et 1947

L’abbaye se constitue vers 654 à un moment où la vie monastique connaît un essor en Gaule. Après son sac par les Vikings, Guillaume Ier restitue le site et établit une nouvelle communauté de moines bénédictins. L’église est érigée entre 1040 et 1052 puis son chœur roman est reconstruit entre 1267 et 1278. Elle sera lentement démantelée après la Révolution Française pour en revendre les matériaux de construction.

 

3 | Reconstruction du centre-ville du Havre (76), 1945-1964, par Auguste Perret, Jacques Tournant, Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 2005

Après avoir subi 132 bombardements pendant la guerre, le centre-ville du Havre se révèle être la ville la plus détruite de France. Pour faire face à cette situation le MRU (Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme) rappelle Félix Brunau pour dresser un principe de reconstruction à l’identique. Parallèlement Auguste Perret est proposé par 18 de ses anciens élèves pour reconstruire la ville collégialement. Ce dernier est finalement nommé par le MRU et propose une refonte totale du foncier afin de reconstruire une ville neuve, moderne et rationnelle. Inscrit dans la continuité de la tradition classique française, ce projet y introduit un esprit d’innovation technique et de recherche urbaine mettant en oeuvre un matériau, le béton. Bouchardé artisanalement, gravillonné, brut de décoffrage, teinté dans la masse, fraisé, le béton offre ici des effets de matière très riches. Une seule structure est mise en oeuvre selon une trame de 6,24 m, portée optimale d’une poutre béton de l’époque, cette dernière étant dissociée des murs de remplissage afin d’offrir une souplesse à la fois en intérieur et à l’extérieur.

Oscar Niemeyer y construit en 1982 le Volcan, originellement première Maison de la Culture et de la Jeunesse initiée par André Malraux. L’ensemble a été récemment réhabilité, partiellement sous la direction de l’architecte avant sa mort en 2012.

 

4 | Bois des Moutiers (76), 1898, par Gertrude Jekyll, Edwin Lutyens et William Morris, Classé MH en 2009

Domaine de 12 ha composé de jardins de style anglais édifié par Guillaume Malet et Adelaïde Grunelius à la fin du XIXème siècle, on y trouve le seul exemple continental français d’une maison dans le style Arts & Crafts, mouvement artistique réformateur né en Angleterre dans les années 1860 et qui connut son apogée entre 1880 et 1910, précurseur du Modern Style et de l’Art Nouveau français et belge. Ce lieu est également acquis à la cause de la théosophie qui trouve ses racines dans la pensée platonicienne.

 

5 | Vitraux de George Braque dans l’Eglise de Saint-Valéry à Varengeville-sur-Mer, 1954, Classé MH en 1924

Originaire d’Argenteuil, Georges Braque s’installe à Varengeville-sur-Mer dans les années 1920 comme de nombreux artistes avant et après lui. Appréciant tout particulièrement les paysages et le climat, il y produit des œuvres dont des vitraux: 7 pour la chapelle Saint-Dominique ainsi que le vitrail de l’arbre de Jessé dans l’église paroissiale Saint-Valéry en 1954. Il est enterré ainsi que sa femme dans le cimetière marin attenant à l’église.

 

6 | Abbaye de Mortemer, XIIème siècle, classée MH en 1966

Cette abbaye cistercienne fondée en 1134 est aujourd’hui en ruine, suite à la transformation de l’église en carrière de pierres après la Révolution Française.