entrer en résonance

les paysages à ménager

Quand je pense à la montagne,

je pense à des paysages exceptionnels,

des panoramas qui forcent

l’admiration.

 

Je revois des chemins escarpés,

dans le difficile univers des pierriers

ou dans celui, plus agréable,

d’un sous-bois.

 

Ces chemins préparatoires,

après quelques efforts et comme si la montagne souhaitait s’assurer de notre détermination,

nous offrent l’accès à une nature dite sauvegardée,

lorsqu’on la regarde avec des yeux de citadin.

 

Après cette difficile ascension,

l’idée de se poser

à l’ombre d’un arbre isolé

vient comme une évidence.

 

Vous vous approchez,

décidé à quitter le sentier

pour ces quelques mètres dans les hautes herbes fleuries

qui vous séparent de l’ombre.

 

Un panneau, que vous n’aviez pas remarqué,

vous rappelle qu’une grande partie de la nature de montagne

à revêtue les caractéristiques, le règlement intérieur,

de vastes jardins publics.

 

Une autre dimension de ce paysage, est donc celle de la nature,

entendez par-là nature contemporaine,

celle qu’il nous est donnée de voir,

ou plutôt celle qui nous a été laissée.

 

Laissée car à la montagne plus qu’ailleurs

s’est joué le difficile travail de l’aménagement du territoire.

 

Un paysage à ménager.

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lac Fourchu, Massif du Taillefer