ouvrage au paysage

signe ou disparition

La présence ou l’absence
d’un ouvrage au paysage
devrait toujours être fonction
de ses futurs usages.

 

Tantôt signe,
pour jalonner, renseigner, accompagner,
tantôt disparition,
pour masquer sa présence au lieu qui l’accueille.

 

L’établissement humain
laisse une trace physique et culturelle
par le simple ouvrage :
creuser, tracer, déplacer, accumuler, empiler, planter.

 

Cette trace peut être recherchée.
Tel le montjoie ou cairn,
l’amas de pierre balise un chemin,
marque un site pour un événement important.

 

L’ouvrage artificiel
se distingue par essence
du lieu naturel.

 

Travail donc sur la présence
in situ de l’ouvrage,
pour brouiller si nécessaire
cette distinction.

 

Utiliser le cadre et les matériaux de la nature pour
contraster par la géométrie, une disposition ordonnée, une matière rapportée,
ou se fondre par une installation organique, les matières du lieu, en se laissant coloniser.

 

Non une œuvre
mais une expérience réelle du lieu
qui utilise l’architecture
pour rendre compte d’un site remarquable.

Cairn, Andy Goldsworthy, Kellog, Iowa, Etats-Unis, 2005

©  Lawrence Biemiller