voyage irremplaçable

mobile ou immobile

A propos d’expériences, de projets, d’architectures,

 

Le voyage semble inévitable,

pour apprendre et expérimenter

des ouvrages réputés, appréciés, belles images glacées,

l’expérience réelle étant souvent bien différente,

toujours plus remarquable ou décevante,

rarement pour ce qu’on avait cru déceler sur le papier.

 

Le voyage semble indispensable,

pour découvrir et rencontrer

un site, physique, sensible, spécifique,

des hommes, des usages, des histoires,

des ressources, des savoirs, un terroir,

le contexte d’un projet, ses prémisses.

 

Le voyage semble fondamental,

comme démarche de projet

pour changer de regard sur le quotidien, l’attendu,

et révéler la part extraordinaire que recèle le familier.

Pour se remettre en cause, se mettre en danger,

en acceptant l’incertitude et l’inconnu.

 

Le voyage semble irremplaçable,

par la route mais aussi par la pensée,

tel « le voyageur immobile », naviguer au gré des souvenirs

une « attente sans attente », à l’écoute d’une résonance

de soi avec le monde, à la recherche de pertinence

et en s’ouvrant à l’autre, apprendre à se découvrir,

 

architecte.

 

 

 

« En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement que le voyage commence. »

« Grand voyage ou petit voyage, le voyage n’étant pas une affaire de kilomètres mais d’état d’esprit. »

BOUVIER Nicolas, L’usage du monde, Lausanne, édition Payot : 1963
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camp militaire des Alpes Bernoises près de Thun, Suisse – © png, 2013