patrimoine XXème
réinterprétation artistique des Tours Nuages, Nanterre, 2017
béton isolant, acier noir
coffrage semi-glissant
concours restreint
Hauts-de-Seine Habitat, 44 M€, - m²

Fabio Rieti & Arthur Aillaud, artistes

COTEC, bet tce | Amiex, amiante | AVA, acoustique

« Les bienfaits hygiéniques et économiques d’un certain fonctionnalisme une fois acquis, l’essentiel demeure de prendre possession poétiquement d’un lieu. »
Émile Aillaud


La Cité des Nuages, entre ciel et terre, arbres et nuages, jour et nuit

Émile Aillaud évoquait en son temps la nécessité que les tours avaient de se parer du paysage lui-même à l'image de la culture du niwaki au Japon. Comme les ciels et forêts franciliens les tours changent, à la fois dans la forme des nuages, les essences d'arbres, la couleur des ciels. Forts des intentions premières nous les avons délibérément contrastées selon la gamme chromatique originelle et en écho à ses oeuvres antérieures, jouant avec les trois éléments de langage du projet ciel, nuages et arbres, dans une tension permanente entre ciel et terre.

Trois mots:
Un ciel,
des nuages,
des arbres.

Une syntaxe:
Jour,
nuit.

Aux trois questions posées par le concours (thermique, architecturale et artistique) nous avons répondu par une seule et indivisible matière, un béton isolant.

Thermique puisqu’une épaisseur de 15cm permettrait d’atteindre et de dépasser les objectifs fixés par la réglementation thermique ;
Architecturale car nous l'aurions mis en œuvre en utilisant les tours comme coffrage perdu, en faisant écho au coffrage glissant d’alors ;
Artistique parce qu’il serait tantôt teinté dans la masse, coffré, sablé, bouchardé, minéralisé et caressé.

Les perforations carrées, rondes et feuilles auraient été confortées dans leur abstraction par la mise en œuvre d'un encadrement en acier noir tandis que les menuiseries pivotantes auraient été remplacées par leurs homologues contemporaines, en bois et verre extérieur collé.